Un des objectifs de notre voyage était de decouvrir des coins inconnus de nous mais que nous avions envie depuis longtemps de visiter.

Et nous voilà donc depuis 6 jours à pédaler sur les pentes cévenoles et c'est un régal.

Partis d'Uzes nous avons grimpé tranquillement vers Anduze et Soumane. Nous avons remonté le Gard et le Gardon, sans oublier de nous tremper les pieds en fin de journee!

Et le lendemain, c'est dans l'Herault que nous avons fait nos ablutions après une journée exceptionnelle. Nous avons croisés 4 voitures et 4 motos sur notre route vers Valleraugue. Nous avons découverts de hautes maisons en pierre, des cultures d'oignons en terrasse et des routes larges de moins de 2 mètres.

Apres une nuit à Valleraugue, nous avons grimpé en 30 km au Mont Aigoual, a 1500 mètres environ d'altitude. Nous recommandons à tout le monde de monter là haut. Le paysage est incroyable, avec des montagnes tout autour. Un océan de colline à perte de vue. J'ai compté neuf vagues successives de montagnes! On voit le Ventoux, les Alpes, les Pyrénées...Nous avons eu la chance de dormir dans l'Observatoire météo au sommet, ils ont un gîte d'étape.

L'ascension a duré la journee et Félix a pedale les 4 derniers kilomètres! Cette portion était réservée aux vélos et piétons. Une belle performance sachant qu' t avait au moins 120 m de dénivelé. Il poussait sur les pédaler et refusait toute proposition d'être rattaché à mon velo. Pour le motiver, nous faisons les sirène du tour de France et commentons en direct ses exploits. A ce propos, le tour de France démarre ce WE. Une pensée pour les cyclistes, les pharmaciens et les chimistes qui vont avoir trois semaines chargées! Nous, nous tournons aux pâtes, au Nutella et aux barre de céréales! Le nougat sarde et les glaces nous manquent.

Pour rejoindre Florac depuis le Mont Augoual, nous avons traversé les Causses Mejean. Un plateau à 1000 mètres d'altitude, entouré de falaises, avec des prairies et des tas de cailloux. Il y a trois habitants au km carré là haut! Félix a pedalé longtemps et nous avons eu la chance d'observer un jeune Gypaète qui a tourné autour de nous un moment, tres proche. Passant à côté d'un petit aérodrome, un monsieur nous a tout explique sur le fonctionnement des planeurs et il a montré l'intérieur de l'engin et tous les appareils aux enfants.

La descente du Causse vers Florac était plongeante. Des lacets a flanc de falaises pour perdre 600 mètres d'altitude en 6 km.

A Florac, c'est dans le Tarn naissant que nous avons fait trempette.

La météo est bonne. Ça chauffe dans les montée quand il n'y a pas d'ombre, mais ça va. On a eu un ou deux orages en soiree et la nuit.