Les vingt derniers kilomètres de notre your de Sardaigne ont été de loin les plus plat! Nous avons roulé dans des pinèdes, avec beaucoup plus de circulation qu'il y a un mois. Les trente premiers km de cette dernière étape étaient par contre bien vallonnés et les routes trop passantes. Nous avons même du passer un long tunnel de 350 m. Nous nous sommes rendus compte que nos éclairages d'appoint étaient décharges et c'eut été du suicide de s'enfoncer dans l'obscurité de ce tunnel avec toutes ces voitures roulant à 120 km/h plutôt qu'aux 50 comme le dit les panneaux!

J'ai donc arrêté une voiture et lui ai demandé de nous escorter. Elle a roulé derrière nous avec ses warning et heureusement! Devant nous n'étions pas très fiers et nous avons fait un long sprint. Un as du volant l'a même dépassé...


En route, nous avons encore ete photographiés plusieurs fois! En un mois, on a bien dû être filmés ou pris en photo 60 ou 100 fois par des cyclistes, des piétons, des motards, des camping caristes, des sardes et des touristes etc... Ca n'arrête pas, et tout cela, en roulant. C'est vraiment nouveau comme attitude. J'imagine nos bobines sur les Instagram et les Facebook de tous ces gens...

Porto Torres est une petite ville portuaire et ce matin au réveil nous pouvions voir notre gros bateau jaune par la fenêtre, et tout proche!

Avant d'embarquer, nous sommes passés au magasin faire le plein de nougat et de gaufrettes pour ne pas avoir à nous sevrer trop brutalement.

J'ai aussi profité de notre demi heure d'avance pour le faire raser la barbe d' un mois par un tres vieux coiffeur dans sa petite échoppe. Son geste sûr, son maniement du blaireau et son coup de rasoir relevaient de l'art!

Nous avons patienté jusque l'embarquement en discutant avec deux autres cyclistes. Il y avait trés peu de monde et peu de stress.

Nous avons passé les huit heures de traversée à regarder la mer. Elle était d'huile, complètement lisse. Nous avons eu la chance de voir une tortue nageant en surface, un poisson volant, un banc de dauphins et même le souffle d'une baleine! On a été plus que gâtés.